Krach boursier & Fin du monde
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Re: Krach boursier & Fin du monde
Bibooo a écrit:ouais j'te parle de l'inflation de 0.4%
bon Wait & See pour la suite..
T'es au lycéee? quelle classe?
Re: Krach boursier & Fin du monde
TES mais quelle importance?
« Vivre simplement pour que d'autres, simplement puissent vivre. » Gandhi
Re: Krach boursier & Fin du monde
Petit article bien écrit, sur la chute de la 5e banque d'affaire de New York, Bear Stearns/
La chute de la banque d'affaires Bear Stearns, intervenue en fin de semaine dernière, est un événement spectaculaire. Qu'on en juge : au milieu de la semaine, la banque disposait de 17 milliards de dollars de liquidités. Vendredi soir, elle n'avait plus un sou. Dix-sept milliards de dollars perdus en 48 heures (et même moins, en considérant que les marchés ont des heures de fermeture) ; cela représente 35 millions de dollars par heure, près de 6 millions par minute ; soit environ 100 000 dollars de pertes par seconde. De tels chiffres donnent le vertige, même lorsqu'on est habitué aux montants astronomiques de la finance moderne. Que s'est-il passé?
Bear Stearns a tout simplement été victime du pire accident possible pour une banque : un «bank run». Ce mécanisme est plutôt connu pour les banques de dépôt. Il faut savoir que les banques ne disposent pas, sous forme de liquidités, de la totalité de l'argent que leurs clients leur ont prêté : les contreparties des dépôts sont des titres acquis par la banque, ou des crédits accordés. C'est la nature même du métier bancaire : collecter de l'argent, en le rémunérant, et le prêter, en gagnant de l'argent sur la différence entre le rendement perçu et le rendement versé. Bear Stearns était une banque d'affaires, ce qui signifie qu'elle ne collectait pas d'argent sous forme de dépôts, mais sous forme d'émission de titres; le principe général reste le même.
Supposez maintenant que les clients de la banque, qui lui ont prêté de l'argent, s'inquiètent de la capacité de celle-ci à les rembourser, suite à des inquiétudes sur les crédits accordés ou les titres détenus par celle-ci; certains vont alors, par anticipation, chercher à retirer leur argent, réduire leur créance envers la banque, contre liquidités. Dans le cas d'une banque de dépôt, cela prend la forme d'un grand nombre de déposants faisant la queue au guichet pour vider leur compte. La banque se trouve donc dans l'obligation de verser des liquidités à ses clients. Mais, on l'a dit, l'essentiel de ses actifs est composé de crédits accordés ou de titres. Il lui est donc nécessaire de trouver des acheteurs pour les titres qu'elle détient (en pratique, d'autres banques ou organismes financiers disposés à lui prêter temporairement de l'argent, en recevant des titres en échange).
Mais c'est là que la mécanique peut devenir très dangereuse. Si au départ, la raison pour laquelle les clients de la banque ont retiré leur argent est une inquiétude sur la nature de ses actifs, cela signifie que la banque va avoir des difficultés à trouver à revendre ceux-ci (parce que tout le monde est inquiet sur ses actifs). Elle va donc être obligé de les brader, pour satisfaire la demande de liquidités de ses clients. En les bradant, elle en fait chuter la valeur, ce qui signifie que la valeur de ses actifs se dégrade encore plus; de ce fait, l'inquiétude des déposants s'accroît, et encore plus d'entre eux viennent retirer leur argent. Le mécanisme s'amplifie, fait boule de neige, et très rapidement, la banque ne peut même plus obtenir d'argent en vendant ses actifs, qui ne trouvent plus preneur. Elle est donc obligée de piocher dans ses réserves de liquidités pour payer ses clients; mais ses réserves de liquidités ne constituent qu'une part infime de ses engagements. Les clients doivent donc se ruer pour espérer être servis avant qu'il ne soit trop tard, précipitant encore le processus.
Ce mécanisme est bien connu : la banque britannique Northern Rock, en septembre dernier, en a fait les frais, et l'on a vu devant ses guichets des files d'attente de déposants venus récupérer leur argent, jusqu'à ce que le trésor britannique se décide à la nationaliser, prenant à son compte toutes ses dettes. Mais dans le cas de Bear Stearns, il a pris une ampleur inédite. C'est que lorsque le «bank run» prend la forme de clients faisant la queue au guichet, il y a un peu de temps disponible pour essayer de prendre des mesures pour rétablir la liquidité de la banque; dans le cas d'une banque d'affaires comme Bear, la fuite des clients s'est faite sous la forme très moderne de transactions électroniques, qui ne prennent que quelques secondes pour être effectuées. L'argent a filé à une vitesse qui dépasse l'entendement.
Quels sont les mécanismes permettant d'éviter un «bank run» ? Pour les banques de dépôt, il en existe un : la banque centrale. Si les banques ne trouvent plus d'acquéreur pour leurs titres, la banque centrale peut jouer le rôle de «prêteur en dernier ressort» qui, en contrepartie de certains des actifs de la banque en difficultés, lui prêtera de l'argent qu'elle peut créer en quantité illimitée. Evidemment, cette possibilité de sauvegarde a une contrepartie : la banque centrale va se montrer particulièrement exigeante sur les actifs qu'elle prendra en pension, et imposer des taux punitifs à la banque qui fait appel à elle pour se refinancer. Par ailleurs, les banques qui peuvent faire appel à la banque centrale font l'objet d'une règlementation plus stricte, les obligeant à constituer des réserves, à faire preuve de prudence.
Mais Bear Stearns est une banque d'affaires, ce qui signifie qu'elle ne peut pas faire appel à la banque centrale pour se refinancer en cas de besoin.
Le scénario a donc été le suivant. Tout a commencé, en fait, au milieu de l'année dernière, lorsque deux hedge funds créés par la banque ont connu des difficultés; Bear Stearns, une institution plutôt conservatrice — la banque avait été fondée en 1923, et avait résisté remarquablement bien à toutes les crises depuis 85 ans; au moment de l'affaire LTCM, elle avait pu se permettre d'être l'une des seules à ne pas participer au sauvetage du fonds — avait alors, pour préserver sa réputation, décidé de reprendre à son compte ces deux fonds pour rembourser leurs clients. Mais c'était un signe avant-coureur inquiétant : la banque, comme beaucoup d'autres, était un acteur important des marchés de «mortgage-based securities», un marché secondaire des crédits immobiliers, dans lequel on utilise les revenus issus de ces crédits pour fabriquer des obligations générant un revenu fixe, et à faible risque. L'idée est la suivante : il est possible qu'un certain nombre d'emprunteurs qui ont contracté un crédit immobilier fasse défaut. Si l'on met ensemble un nombre suffisant d'emprunteurs, en diversifiant leur origine, il est possible en cumulant un grand nombre de risques individuels de réduire le risque global, à condition d'être suffisamment diversifié. Des organismes de notation financière sont chargés ensuite d'évaluer le niveau de risque associé à ces produits.
Mais dans les circonstances actuelles de chute de l'immobilier, la diversification atteint ses limites; et de nombreux titres issus de crédit immobilier, malgré une note encore avantageuse, sont en réalité beaucoup plus risqués qu'on ne le croyait. C'est ce qui a conduit de nombreuses banques, depuis quelques mois, à constater des dépréciations de leurs actifs, Bear parmi beaucoup d'autres. Chacun cherche à savoir de combien il a été touché — quelle part de ses actifs seront sujets à des dépréciations, et dans un secteur financier dans lequel toutes les institutions sont interdépendantes, de combien les autres sont touchés.
Depuis quelques semaines, des rumeurs courent donc sur Bear Stearns, comme sur quelques autres banques. Au point que la banque centrale américaine, pour prévenir les risques, a mis en place des dispositifs permettant aux banques d'échanger certains de leurs actifs «toxiques» contre des titres du trésor américain, afin de réduire leurs risques. Ce mécanisme, ironiquement, a largement contribué à la chute du fonds Carlyle, en incitant les institutions financières qui lui avaient prêté de l'argent à saisir ses actifs pour bénéficier de cette «fenêtre d'échange». Mais Bear était l'un des clients de Carlyle, et le mécanisme d'échange d'actifs n'interviendra que dans un mois : trop tard.
Au début de la semaine, le président de Bear Stearns a fait une déclaration indiquant que «contrairement aux rumeurs, Bear Stearns n'avait pas de problèmes de liquidité». Dans les circonstances actuelles, un tel déni a été interprété comme un aveu, et la machine infernale du bank run s'est mise en place, avec la vitesse que donnent les technologies modernes. En catastrophe, la Fed a mis en place la possibilité, via la banque JP Morgan, pour Bear d'échanger ses actifs contre des liquidités : Bear Stearns confie des actifs à Morgan, qui elle peut se refinancer auprès de la Fed. Morgan échange donc ces actifs contre des liquidités, qu'elle prête à Bear Stearns. Et cela n'a pas suffi. En deux jours, Bear a vu partir ses clients et a perdu toutes ses liquidités. Vendredi, après l'annonce de l'aide de JP Morgan, l'action de la banque (qui était déjà descendue à 60 dollars, après avoir été cotée à 170 il y a deux ans) a perdu la moitié de sa valeur en une vingtaine de minutes. Et dimanche, J.P. Morgan a annoncé qu'elle allait la racheter, au prix de deux dollars par action : c'était cela ou la mise en faillite dès lundi. Pour les 15 000 salariés de la banque, dont beaucoup sont actionnaires de celle-ci, c'est l'incertitude, la crainte de perdre leur emploi (JP Morgan va probablement massivement restructurer l'ensemble, et ne conserver qu'une petite fraction de l'ancien personnel), et surtout, le choc.
Face à des circonstances aussi exceptionnelles, on a tendance à chercher des causes dans la nature de la banque. Bear Stearns était arrogante ; mais ce n'est pas particulièrement original à Wall Street. Bear était très engagée dans les marchés de "mortgage-based securities", et donc fragile; mais énormément de banques sont dans ce cas. Bear Stearns était méchante : ses dirigeants étaient plutôt proches des républicains; la banque avait contribué à l'essor du marché des «subprimes» et à la bulle immobilière. Elle avait dû prendre trop de risques, et en subir les conséquences. Un vieux fond de culture chrétienne nous fait toujours penser que lorsque l'on est puni, c'est que l'on a péché.
Mais Bear n'était ni meilleure ni plus mauvaise que les autres; elle a simplement été victime d'un accident de grande ampleur. La preuve en est que lundi, alors que toutes les banques chutaient en bourse, JP Morgan, acheteur de Bear Stearns pour une bouchée de pain (à ce prix, rien que l'immeuble servant de siège social à Bear vaut plus), voyait sa capitalisation boursière augmenter de 11 milliards de dollars... Soit exactement la valeur comptable des actifs de Bear Stearns, ces mêmes actifs que quelque jours plus tôt, personne ne voulait acheter pour refinancer la banque.
Et le vrai problème maintenant, c'est qu'il faut se demander qui est le prochain sur la liste. La quantité d'institutions financières faisant l'objet de rumeurs et d'inquiétudes est énorme, et l'inquiétude ne s'est pas calmée. Surtout, s'il était sans doute nécessaire d'éviter une faillite brutale de Bear Stearns qui aurait pu provoquer une cascade d'autres faillites d'institutions financières, la Fed a créé un précédent extrêmement dangereux. Supposez que vous souhaitiez acquérir les actifs d'une banque actuellement en difficulté à un prix modique : c'est très simple. Il vous suffit de faire courir quelques rumeurs sur la santé de celle-ci, et de vendre ostensiblement les actifs que cette banque détient. Et d'attendre que la mécanique s'enclenche. En vous débrouillant bien, vous pourrez récupérer non seulement les actifs de cette banque, mais en plus, ne garder que les bons, puisque la Fed a montré qu'elle était prête à reprendre à son compte des actifs "toxiques" plutôt que de laisser des grandes institutions financières s'effondrer. La Fed a évité une catastrophe cette fois-ci, mais c'était peut-être reculer pour mieux sauter. Sa décision, jointe à celle de baisser encore ses taux directeurs, la fait ressembler à ces personnages de dessins animés qui, à force d'essayer de colmater des brèches qui jaillissent de tous les côtés, finissent par être emportés par le flot.
Et le flot pourrait bien repartir. La liste des banques susceptibles de faire l'objet d'un bank run est impressionnante; Les comptes de Lehman Brothers ressemblent beaucoup à ceux de Bear Stearns, et cette banque a subi hier de fortes fluctuations. Mais en réalité, le coup peut frapper pratiquement n'importe qui, aux Etats-Unis ou en Europe. Par les temps qui courent, il est effroyablement facile de faire sauter une banque.
Re: Krach boursier & Fin du monde
konscience a écrit:en gros?
Qu'actuellement, n'importe quelle banque importante peut etre victime d'un "bank run"
Je t'aime Kons
Re: Krach boursier & Fin du monde
et t'en penses quoi Curtis? d'autre Bank Run vont arriver?
« Vivre simplement pour que d'autres, simplement puissent vivre. » Gandhi
Re: Krach boursier & Fin du monde
Bien sur que d'autres vont s'effondrer !
Une après l'autre !
J'aurais pu déjà vous dire ça il y a des années !
Le truc c'est que ça a bien démaré avec la guerre en Irak ( bien avant déjà mais toujours du coté sombre et mystérieux du complot ).
Comme on le sait, leseul moyen de racheter une banque qui a passé la crise ( et sauver les clients ) c'est de nationaliser.
Hors avec le prix qu'on coutées les dernières guerres ( Afganistan, Irak , Iran bientôt sur vos écrans ), l'etat s'endette, l'etat est retissant à sauver les fonds, mais le pire c'est que tout ça est voulu !
L'euro est plus fort que le dollars, mais les etats unis sont plus forts que l'Europe !
Les Etats Unis s'écroulent, l'Europe s'écrule, l'Asie et le Moyen Orient perdent leurs investisseurs !
Vous vous rappelez de l'après guerre quand nos anciens payaient leurs baguettes avec des brouettes de billets ?
Et on demande Nomalez à la barre pour un exposé sur la micro puce sous cutané !!!
ça ne sert à rien de s'en faire, rien ne changera, garder des billets en banque ? ils vont bruler ! Sous l'oreiller ? ils vaudront plus rien !
Faites vous plaisir dépensez votre argent,une belle voiture de sport on s'amuse avec, mais avec 100.000 euros sous l'oreiller qui ne valent plus rien, on ne rachète pas une porche !
Une après l'autre !
J'aurais pu déjà vous dire ça il y a des années !
Le truc c'est que ça a bien démaré avec la guerre en Irak ( bien avant déjà mais toujours du coté sombre et mystérieux du complot ).
Comme on le sait, leseul moyen de racheter une banque qui a passé la crise ( et sauver les clients ) c'est de nationaliser.
Hors avec le prix qu'on coutées les dernières guerres ( Afganistan, Irak , Iran bientôt sur vos écrans ), l'etat s'endette, l'etat est retissant à sauver les fonds, mais le pire c'est que tout ça est voulu !
L'euro est plus fort que le dollars, mais les etats unis sont plus forts que l'Europe !
Les Etats Unis s'écroulent, l'Europe s'écrule, l'Asie et le Moyen Orient perdent leurs investisseurs !
Vous vous rappelez de l'après guerre quand nos anciens payaient leurs baguettes avec des brouettes de billets ?
Et on demande Nomalez à la barre pour un exposé sur la micro puce sous cutané !!!
ça ne sert à rien de s'en faire, rien ne changera, garder des billets en banque ? ils vont bruler ! Sous l'oreiller ? ils vaudront plus rien !
Faites vous plaisir dépensez votre argent,une belle voiture de sport on s'amuse avec, mais avec 100.000 euros sous l'oreiller qui ne valent plus rien, on ne rachète pas une porche !
Tu sais la glace c'est pour les gonzesses et la vodka pomme
J'l'aime sec mon sky, j'suis plutôt vodka-rhum
J'l'aime sec mon sky, j'suis plutôt vodka-rhum
Re: Krach boursier & Fin du monde
D'un côté ça fait plaisir de voir le monde bancaire, si arrogant et intéressé, perdre à son propre jeu.
Evidemment, si ma banque s'effondre elle aussi, je ne dirai pas ça.
Evidemment, si ma banque s'effondre elle aussi, je ne dirai pas ça.
Re: Krach boursier & Fin du monde
les banques controle le monde depuis toujour, finance les guerres,les armes,les parties,les politiques,tou tou tou, un monde san banque sa sera l'anarchie et la je voi bien curtis avc 2 zink pillé un ptit ED,zeker se caché dans sa cave,vendetta faire la queu de 2H a la boulangerie etc sa sera cool


Re: Krach boursier & Fin du monde
Bibooo a écrit:et t'en penses quoi Curtis? d'autre Bank Run vont arriver?
Je pense qu'il est possible d' avoir un nouveau cas, mais tout le systeme ne va pas s'ecrouler, ils ne sont pas fou à ce point. Le cas de Bear Streans est different, comme expliqué dans l'article, c'etait une banque assez arrogante, qui avait refusé dans le passé d'aider quand il le fallait. Elle a payé cette année, tanpis pour elle. Mais generalement, le systeme fait tout pour sauver les grosses banques (le fameux "too big to fail").
Re: Krach boursier & Fin du monde
La CAC va enfoncer les 4000!
l'euro à 1,60$, le barril de pétrole en route vers les 150$
yes je vais pouvoir shorter
l'euro à 1,60$, le barril de pétrole en route vers les 150$
yes je vais pouvoir shorter
Re: Krach boursier & Fin du monde
Curtis a écrit:Julien a écrit:Curtis, tu vois qui gagnant a la coupe d'europe 2008 ?
Aucune idée, c'est trop tot pour me prononcer.
President des states en 2008: Clinton par contre
CURTIS S'EST TROMPE !! BOUUUH !!
Re: Krach boursier & Fin du monde
A Lil Zeker a écrit:Curtis a écrit:Julien a écrit:Curtis, tu vois qui gagnant a la coupe d'europe 2008 ?
Aucune idée, c'est trop tot pour me prononcer.
President des states en 2008: Clinton par contre
CURTIS S'EST TROMPE !! BOUUUH !!










